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HOMOPHOBIE DANS LES PRISONS |
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Les prisons françaises sont bondées, conséquence de la poltique voulue par le gouvernement. Les suicides se multiplient aussi. C'est dans ce contexte que l e quotidien Libération publiait dans son édition du 23 octobre 2008 le témoignage de Vincent Stasi, un ancien détenu faisant état de multiples sévices et agressions sexuelles, à caractère homophobe , subies dans la maison d'arrêt Saint-Paul à Lyon, puis dans celle de Villefranche-sur-Saône. L'homme rapportait avoir été notamment victime de viol collectif de la part d'autres détenus et menacé de "tournantes" dans les douches s'il portait plainte. Par ailleurs, il affirmait que certains gardiens de la maison d'arrêt lui parlaient au féminin et l'appelaient "la blonde". Enfin, il aurait été forcé par un co-détenu raciste et homophobe à porter une étoile rose avec son numéro d'écrou. Celui-ci l'aurait brûlé avec un ciseau chauffé au briquet.
En avril dernier, le service médical de l'établissement alertait le directeur de la prison. Depuis, une enquête préliminaire a été ouverte par le Parquet Général de la Cour d'appel de Lyon .
Le RAVAD (Réseau d'Aide aux Victimes d'Agression et de Discriminations homophobes) demande aujourd'hui à la Ministre de la Justice d'ouvrir une enquête administrative et judiciaire afin d'établir les responsabilités directes et indirectes dans cette affaire. "Nous avons également été récemment saisis par un autre détenu faisant état de violences à caractère homophobe dans une prison du sud de la France", ajoute l'association. Face à ces témoignages, le RAVAD a demandé un rendez-vous à Jean-Marie Delarue, Contrôleur général des lieux de privation de liberté, afin d'évoquer les moyens de lutter contre les actes à caractère homophobe en milieu carcéral. L'entretien doit avoir lieu courant novembre. Source E-llico.com
Plus d'infos : http://www.ravad.org/ |
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ANTHONY B VEUT-IL SIGNER LE REGGAE COMPASSIONATE ACT ? |
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Entre 1996 et 2005, Anthony B a interprété des chansons homophobes.
Les propos homophobes légitiment et appellent les actes homophobes!
Selon Amnesty International, en Jamaïque, en 2005 encore, «les gays et les lesbiennes étaient quotidiennement la cible de violences... Steven Harvey, militant de la lutte contre le sida, a été assassiné en raison, semble-t-il, de son homosexualité».
Le 16 octobre 2008, Anthony B a déclaré : There is no recollection by me of the statement in «Reggae Massive»... I have never preached in the past, in the present or ever plan to preach in the future violence against any human being on this planet earth... I speak of life and equal rights for all without regard to race, religion, sex or creed or opinion...
Anthony va-t-il signer dans ce cas le Reggae Compassionate Act ?
Tjenbé Rèd (Mouvement civique pour l'action & la réflexion sur les questions noires, métisses & LGBT en France ultramarine & hexagonale), Les Oublié(e)s de la Mémoire , la LGP (Lesbian & Gay Pride) Biarritz , Aides Pays Basque et Gehitu (Asociación de gays, lesbianas, transexuales y bisexuales del País Vasco) appellent les mouvements ragga et LGBT (lesbien, gai, bi & trans) à la vigilance et au dialogue
PARLONS-NOUS, RESPECTONS-NOUS, TOUT' MOUN' SÉ MOUN !
«Chaque personne est une personne !»
PARLONS-NOUS par MSN ou par courriel ( tjenbered@hotmail.fr ), par téléphone (06 12 95 16 21) |
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ANTHONY B : DES CHANSONS HOMOPHOBES A L'ATABAL ? |
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En 1996, Anthony B , chanteur de reggae dancehall jamaïcain, interprète «Bun Down Sodom» = " Brûler Sodome". En 1998, il interprète «Cut Out That» = «Trancher ça», avec notamment ces paroles : «A go bun all saddom whey dem practice», que l'on pourrait traduire par : «Je vais brûler tous les sodomites où qu'ils sévissent» .
En août 2001, un entretien avec Anthony B publié par le magazine «Reggae Massive» lui prête les propos suivants : « Il n'y a pas d'égalité des droits pour les homosexuels... Les homosexuels sont mauvais... C'est une abomination... Ces gens sont contre la nature... Les homosexuels ne devraient pas avoir une place dans la société. Pourquoi devrais-tu les autoriser ? Si mon fils est homosexuel, je le tue. Car j'ai foi en Dieu... Les personnes qui donnent des droits aux homosexuels ne connaissent pas Dieu et ne connaissent rien à l'amour ni à la nature... Quand je vois deux bêtes en train de se reproduire, ou un homme et une femme faisant l'amour... Si tu luttes contre ça, tu n'es pas dans la vie...» .
En 2002, Anthony B interprète «Chi Chi Man»= «Pédé» et «No Apology» = «Pas d'excuse», qui figurent également dans la liste des chansons homophobes établie par «Murder Inna Dancehall» .En 2002 puis 2005, il reprend les chansons «Bun Down Sodom» et «Cut Out That» .
L'association des Noirs et métis LGBT Tjenbé Rèd a appelé Anthony B, actuellement en tournée, à signer le Reggae Compassionate Act qui condamne les propos homophobes dans la chanson pour clarifier sa position par rapports à des textes haineux à l'encontre des gays écrits par le passé. Un concert a d'ailleurs été annulé par la maire de Vitry-le-François dans la Marne le 12 octobre.
Le 25 octobre prochain, Anthony B. se produira a Biarritz, a l'Atabal . La LGP Biarritz Impact ne remet pas en cause la programmation de ce concert et défend la liberté d'expression ; mais elle a informé l'équipe de l'Atabal sur le caractère homophobe des chansons de Anthony B. et a demandé à pouvoir distribuer, sur place, le jour du concert, une documentation visant a lutter contre les discriminations, contre l'homophobie. A suivre...
Infos : Murder inna dancehall |
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AURIEZ-VOUS L'OBLIGEANCE DE ME RAPPELER MON NOM ? |
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Têtu révèle dans son numéro de novembre une nouvelle incohérence de la loi française en matière d'unions. Elle touche cette fois un Français résidant à Munich, uni à un Allemand et qui a voulu régulariser son Etat civil auprès du Consulat français: Lionel Dietzel a découvert qu'il est menacé de poursuites parce qu'il a pris le nom de son conjoint ( ce changement de patronyme est possible en Allemagne lors de la conclusion d'un partenariat de vie, l'équivalent allemand du pacs).Mais en France, cela est considéré comme une « usurpation d'identité » . L'usurpation d'identité est un délit condamné par cinq ans de prison et une amende de 75.000 euros, selon le Code pénal français ! Le Français vient de faire appel à un cabinet d'avocats français pour chercher une réponse à ce nouveau casse-tête juridique . Source : Têtu |
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| PETITION CONTRE UNE EXCLUSION |
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Une étudiante transsexuelle (homme vers femme) vient de se faire de facto exclure de ses études d'infirmière (IFSI Georges Daumezon, à St-André, près de Lille) sous prétexte qu'elle refuse de se présenter en stages dans un uniforme d'infirmièr masculin. L'étudiante en question vit en tant que femme depuis 4 ans, il ne fait aucun doute sur sa féminité tant physique que psychologique, mais sous prétexte qu'elle n'a pas encore obtenu un changement d'état civil pour la mention du sexe (procédure particulièrement longue), la directrice dudit établissement lui a signifié qu'elle n'aurait pas la possibilité d'aller en stages en tant qu'elle-même mais qu'elle devrait se faire passer pour un homme.
Cette situation, inacceptable tant sur le plan psychologique pour ladite étudiante qu'éthique pour l'ensemble du corps enseignant, ne peut plus continuer.
Cette pétition demande que :
- Les étudiantEs transsexuelLEs puissent étudier sans être oppresséEs à cause de la nécessité subie de changer de sexe
- Les étudiantEs puissent s'inscrire de telle sorte que figure sur les feuilles d'appel et autres registres publics uniquement leur nom d'usage.
- Que les professeurs et formateurs des établissements d'enseignement respectent les droits des ces étudiantEs en leur accordant le même respect qu'aux autres, en ne pratiquant pas les brimades et les humiliations, et en respectant le nom d'usage des personnes trans.
- Que pour les formations incluant des stages, les étudiantEs transsexuelLEs puissent bénéficier du respect de leur vie privée et ne soient pas contraintEs de se mentir, et de mentir aux autres par obligation, sur leur véritable identité, ceci passant par :
- La non-mention du sexe (Masculin ou Féminin) sur les conventions de stage.
- Pour les métiers demandant un uniforme, la possibilité de porter un uniforme soit masculin, soit féminin, en accord avec le genre exprimé de ces étudiantEs.
Ces quelques mesures rendraient la vie de milliers d'étudiantEs plus facile, plus acceptable, moins douloureuse, dans un contexte social et économique déjà souvent difficile.
Vous pouvez signer cette pétition pour la soutenir: http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1936
N'hésitez évidemment pas à faire suivre l'info.
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| EGALITE DES DROITS DANS LA CAGE D'ESCALIER... |
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Une victoire historique. Grâce à une proposition de loi UMP, un pacsé pourra représenter son partenaire lors des réunions de copropriété, et se faire élire au conseil syndical. On frise l'égalitarisme ! Et ce, dans l'indifférence coupable des gardiens du temple: ministre du Logement, donc concernée au premier chef, Christine Boutin n'a pas pipé mot.
C'est un texte fourre-tout que Jean-Luc Warsmann, président de la Commission des lois de l'Assemblée nationale, a fait voter ce mardi 14 octobre. Intitulé « Proposition de loi de simplification et de clarification du droit et d'allègement des procédures » , le texte propose diverses mesures censées rapporter une économie de 145 millions d'euros par an. Par exemple, le recours aux huissiers pour les collectivités locales serait facultatif pour le recouvrement des créances. La délivrance de permis de chasse ne sera plus contrôlée par les préfectures, mais par le seul Office national de la chasse. La publication sur internet des actes des collectivités locales viendra remplacer l'affichage mural. Pour les salariés qui en seraient d'accord, la fiche de paie électronique remplacera la fiche de paie papier. Et les pacsés se verront reconnaître le droit de représenter leur partenaire aux réunions de co-propriété, pour être élu au Conseil syndical. La chance !
Aurait-on tort d'ironiser ? Certes, ce vote sans heurt ni éclat, par une majorité qui, il y a exactement dix ans, vociférait contre le pacs, est un signe positif des temps : le pacs est digéré, et n'est plus un sujet de débat. Mais ça, merci, on le savait depuis un moment. Dès 2004 en réalité, quand le pacs fut une première fois amélioré sur le plan fiscal. Depuis, la majorité UMP a accepté que, par touches successives, le pacs soit aménagé. Et se refuse à aller à l'essentiel : une amélioration substantielle du pacs, notamment sur les droits sociaux, mais aussi, bien sûr, l'ouverture du mariage aux couples de même sexe.
Alain Piriou : http://societales.blogs.liberation.fr/alain_piriou/
NDLR :finalement le repoussoir qu'est le mariage gay semble être une opportunité pour améliorer le PACS ! |
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| CE QUI REND LES ENFANTS HOMOPHOBES |
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"Pédé !" est une insulte courante dans les cours d'école. Dès le primaire, sans trop savoir de quoi il retourne, les garçons s'en emparent. Plus tard, au collège et au lycée, l'injure est proférée en connaissance de cause.
" Dans notre rôle d'éducateur, la lutte contre l'homophobie est à mon sens un enjeu essentiel ", a estimé le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos , dans un entretien accordé au magazine gay Têtu. Pour la première fois dans la circulaire de rentrée, celle-ci figure comme l'une des dix grandes orientations prioritaires assignées aux recteurs.
Dans le courant du premier trimestre, une campagne nationale d'affichage sera organisée dans tous les lycées publics et dans les établissements privés qui en font la demande. Objectif : mieux faire connaître la ligne Azur créée par Sida Info Service en direction des jeunes qui s'interrogent sur leur orientation sexuelle.
A la différence d'autres discriminations comme le racisme ou l'antisémistisme, l'homophobie est un sentiment complexe qui renvoie à la construction de l'identité sexuelle. "Au départ, les nourrissons baignent dans un état de neutralité et de bisexualité psychique, explique Serge Hefez, psychiatre et psychanalyste . Ils sont imprégnés d'éléments féminins et masculins. Ce n'est que petit à petit, au prix d'un cheminement difficile, qu'ils vont se reconnaître dans une identité sexuée." Progressivement, le petit garçon va se construire dans un rejet du féminin. Il intégre les éléments définis comme masculins, à savoir ce qui est pénétrant, actif, dominant, par opposition à ce qui est pénétré, doux, passif. La société va accentuer ce phénomène en rangeant petites filles et petits garçons selon des stéréotypes souvent caricaturaux. "Tout ce travail aboutit, chez les petits garçons, à une méfiance, une terreur pour ce qui est de l'ordre de la passivité et de la pénétration", poursuit le psychiatre. Du coup, les garçons aux comportements féminins peuvent susciter un rejet de la part de leurs camarades en ce qu'ils contrecarrent la construction difficile de leur identité sexuelle. Ces angoisses, qui s'apaisent pendant la phase de latence entre 6 ans et la puberté, vont ressurgir plus ou moins violemment au moment de l'adolescence. Il ne s'agit plus de construire son identité, mais son orientation sexuelle. "A cette période, l'homophobie peut devenir centrale", remarque Serge Hefez, les garçons ne supportant pas, chez les autres, ce qui peut mettre en danger leur construction identitaire.
MALAISE ET ANGOISSE
Pour Murielle Turchi, psychologue clinicienne , "tout adolescent vit une homophobie incontournable faisant partie de son développement psychosexuel". A cette période de la vie, les fantasmes infantiles inconscients autour de l'acte sexuel sont réactivés. Celui-ci fait peur, est perçu comme violent, d'autant plus s'il s'exerce entre deux hommes par la sodomie. Parce qu'il a peur de la sexualité, qu'il ne reconnaît plus son corps, source de malaise et d'angoisse, l'adolescent se rassure au travers d'un "hyper conformisme", caractéristique des jeunes de cet âge. "L'homophobie devient une sorte de code de conduite pour maintenir les hommes dans le bon chemin de la virilité hétérosexuelle", considère Murielle Turchi.
Cette période homophobe, davantage le fait des garçons que des filles, sera plus ou moins violente et durable en fonction de la propre histoire de ces jeunes. Pour Eric Verdier, psychologue-psychothérapeute , "plus on est homophobe, plus on a une part de bisexualité non assumée". Une fois adultes, les hétérosexuels les moins homophobes seraient ceux qui sont le plus à l'aise avec leur propre sexualité.
Jacques Lizé, président de SOS-Homophobie , distingue à travers les insultes dont sont victimes les homosexuels, trois composantes de l'homophobie. "Folle", "tata", "tarlouse","hommasse" viennent du fait que les rôles traditionnellement assignés aux hommes et aux femmes sont transgressés. "Broutte-gazon", "enculé", "suceuse", "salope" assimilent l'homosexuel à un obsédé sexuel. Ces deux types d'insultes sont liés à l'influence de la religion qui assigne à la sexualité une fonction de reproduction et pas de plaisir. Enfin, avec pédéraste ("pédé", "pédale"), l'homosexuel est hérigé en suspect.
Pour prévenir l'homophobie, " il est fondamental que les éducateurs et les parents interviennent et rassurent les adolescents sur la sexualité , l'amour et la différence ", assure Murielle Turchi. Reste qu'il n'est pas toujours évident pour les associations militant contre l'homophobie d'obtenir des agréments pour intervenir en salle de classe. La Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a lancé, en mai, un groupe de travail qui associe des représentants de l'éducation nationale, les associations et les parents d'élèves. Objectif : identifier les blocages et apporter des recommandations pour faire en sorte de les lever.
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Dans le coeur des hommes, Serge Hefez. Hachette Littératures, 2008. 303 p., 19 €.
Comment devient-on homo ou hétéro ?, Stéphane Clerget. Ed. J.- C. Lattès, 2006. 428 p., 18 €.
Petit manuel de gayrilla à l'usage des jeunes, Michel Dorais et Eric Verdier, 2005. H & O. 174 p., 11 €.
Ligne azur : 0810 20 30 40, http://www.ligneazur.org/index.php3 .
SOS-homophobie 0810-108-135 ou 01-48-06-42-41, www.sos-homophobie.org .
Source: Martine Laronche , LE MONDE du 30.09.08
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| MALINS !!!! |
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En vacances chez leurs grands-parents à Jurançon, près de Pau, deux Toulousains et leurs cousins de Versailles ont organisé des expéditions punitives contre les distributeurs de préservatifs installés sur les frontons des pharmacies. Le 17 juillet dernier et dans la nuit de mercredi à jeudi dernier à Pau, quatre de ces boîtes métalliques subissent les foudres de ce commando familial. Interpellés en flagrant délit par les policiers et placés en garde à vue, ils sont ressortis libres jeudi du commissariat.
Munis de trois pieds de biche et d'un marteau, ils ont tous reconnu avoir défoncé les distributeurs de préservatifs « par conviction religieuse » Lors de croisades minutieusement orchestrées, les capotes étaient jetées dans des containers et poubelles à ordures. Trois distributeurs éventrés ont été retrouvés dans leur voiture, une Peugeot 405.
Selon leurs déclarations, les quelques euros recueillis alimentaient la caisse de leur paroisse et rejoignaient le denier du culte.
À Toulouse, les deux frères issus d'une famille respectable du centre-ville, non loin de la place Occitane, ne font pas parler d'eux. Étudiants à la fac, « ils n'ont jamais participé à des manifestations regroupant des intégristes religieux », assure un proche. Catholiques pratiquants, les deux frères flanqués d'un patronyme à particule sont issus d'une famille chrétienne traditionaliste qui se rend à l'église tous les dimanches matins. Une famille unie dont les tranches de vie sont largement évoquées sur un site internet.
Sur fond de châteaux, d'images pieuses et de musique de chasse à courre, on y voit les photos des dernières réunions de famille où l'on y prône l'amour du prochain. Se revendiquant « opposés à la contraception et à l'avortement », c'est au nom de ces principes que le quatuor a agi dans le centre-ville de Pau. Tous méconnus de la justice, ils affichent de solides croyances où l'amour s'érige sur l'autel du sacré. « Ils n'ont pas le profil de délinquants », assure une source judiciaire. Poursuivis pour « vol, tentative de vols et dégradations », ils sont convoqués devant le tribunal correctionnel de Pau, le 19 janvier prochain.
« Tout cela ne leur ressemble pas. Par le passé, ils ne se sont jamais livrés à des actes de violence. Je ne comprends pas ce qui a pu motiver tout cela… », avoue un proche de ces deux jeunes garçons au passé sans histoire... « Ils jouent au rugby et poursuivent leurs études comme tous les garçons de leur âge. » Mais dernièrement les discussions s'animaient autour des sujets comme l'amour et la déferlante des images à caractère sexuel dans les rues ou à la télévision. « Lors du salon Érotica, à Toulouse, ils ne supportaient plus la profusion des affiches représentant des femmes nues ou se dévoilant dans des positions équivoques. Ils arrachaient ces affiches érotiques qui tapissaient les murs de la ville. Pour eux, l'amour et l'acte sexuel relèvent de quelque chose de sacré. »
Source : d'après la dépêche du midi du 30/08/08
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