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Iran : «Il n'y a pas d'homosexuels en Iran» (posté le 30/09/2007) |
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Info « Têtu »
Entendre le mot «homosexuel» prononcé par un président iranien est extrêmement rare: il n'y a qu'un précédent, celui de Mohammad Khatami. Et encore faut-il que ce dirigeant soit en déplacement aux États-Unis.
Comme pour son prédécesseur donc, c'est devant une assemblée d'étudiants américains de l'université de Columbia, à New York, que Mahmoud Ahmadinejad a esquivé , lundi 24 septembre, une question sur les traitements réservés aux gays et aux lesbiennes iraniens.
«En Iran, nous n'avons pas d'homosexuels comme dans votre pays», a déclaré le président de la République islamique, suscitant des rires et des huées dans l'assistance de l'université de Columbia, où il était invité. 600 étudiants étaient venus l'écouter. «Nous n'avons pas ce phénomène, je ne sais pas qui vous a dit que cela existait chez nous», a-t-il ajouté.
Pourtant, de nombreux homosexuels ont été pendus cette année dans le pays qu'il dirige, obligeant cet été le Quai d'Orsay à réagir :
L'agence de presse semi-officielle Isna a annoncé ainsi la pendaison de 12 hommes , dimanche 22 juillet, à la prison d'Evin, à Téhéran. Quatre autres personnes avaient été pendues une semaine plus tôt, selon des informations rendues publiques par l'agence de presse iranienne officielle Fars, reprises par les agences britannique Reuters et américaine AP.
En France, Têtu avait révélé ces intentions d'exécution avant qu'elles n'aient lieu et alerté le Quai d'Orsay.
Plusieurs éléments permettent en effet de penser que, derrière ces condamnations pour des motifs criminels, se cache une répression d'actes homosexuels: l'identité des condamnés exécutés n'a pas été révélée, la pendaison n'a pas été publique et la sodomie est le seul motif de condamnation qui ait disparu de la bouche des autorités, depuis que ces dernières avaient annoncé la pendaison prochaine d'une vingtaine d'hommes.
«Ils parlent désormais de "onff", explique à Têtu Babak Amiri, réfugié iranien en France. C'est un mot juridique, signifiant "viol sur mineur de même sexe", déjà utilisé pour évoquer la condamnation des deux adolescents gays il y a deux ans.»
Par ailleurs, l'AFP a confirmé, lundi 23 juillet, l'information selon laquelle une campagne de répression avait lieu en ce moment dans la capitale iranienne. Le chef de la police de Téhéran, Ahmad Reza Radan, parle bien d'une lutte de ses services «contre les groupes à la sexualité déviante». Sont particulièrement visés les garçons affichant une coupe de cheveux trop branchée.
Quatre jours après que la pendaison de 12 hommes iraniens à Téhéran , le ministère des Affaires étrangères français a finalement convoqué le chargé d'affaires iranien à Paris jeudi 26 juillet.
Il aura donc fallu que Têtu interpelle le Quai d'Orsay à plusieurs reprises et l'informe de la présence probable d'homosexuels dans les rangs des condamnés à mort, ainsi qu'un «zap» téléphonique d'Act Up-Paris auprès du cabinet de Bernard Kouchner, pour que la situation au ministère des Affaires étrangères se débloque enfin.
Peu après la convocation du chargé d'affaires iranien, Denis Simonneau, porte-parole adjoint du Quai d'Orsay, a répondu ainsi aux questions de Têtu:
«La France, qui, comme ses partenaires européens, s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et en tous lieux, condamne l'exécution de 12 citoyens iraniens survenue le 22 juillet, nous explique-t-il. La France relève avec une préoccupation particulière qu'un officiel iranien avait annoncé le 10 juillet que l'orientation sexuelle des condamnés figurait parmi les chefs d'inculpation. Ces condamnations et ces exécutions viennent s'ajouter à la lapidation pour adultère d'un homme le 5 juillet et pourraient annoncer d'autres exécutions.»
Depuis ces événements , cinq hommes ont été pendus en public, mercredi 1er août à Machhad, deuxième ville d'Iran, pour des crimes aussi divers que le viol, l'enlèvement, le vol ou des «actes indécents», selon une traduction peu claire faite par l'AFP de l'Agence iranienne Irna, apportant ainsi une nouvelle preuve que l'Iran poursuit sa politique de répression des mœurs.
Sur les images retransmises par la télévision iranienne, on a pu voir les cinq hommes monter sur un camion. Une fois la corde mise à leur cou, le camion a démarré.
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Journée mondiale contre l’homophobie (posté
le 17/05/2007) |
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Info « Têtu »
Comme chaque année, le Comité IDAHO (International Day Against Homophobia) incite celles et ceux qui le souhaitent à se mobiliser contre l’homophobie en organisant des actions le 17 mai 2007 ou durant une période qui se situe principalement entre le 11 et le 21 mai.
Le thème proposé cette année est :
« Non à l’homophobie, oui à l’éducation ! »
Il s’agit ainsi de mettre l’accent sur la prévention, et d’alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur la question du suicide chez les jeunes, des dépressions, des conduites à risque notamment face au sida et aux IST, des agressions et des injures. La France accuse un retard très net en matière de prévention de l’homophobie en milieu scolaire, notamment par rapport à la Belgique, à l’Espagne ou au Canada.
L'Inter-LGBT demande à Nicolas Sarkozy «d'ouvrir la discussion»
À 48 heures de l'investiture du nouveau président de la République, l'Inter-LGBT demande à Nicolas Sarkozy d'ouvrir la discussion «sur les sujets où la négociation est possible»: amélioration du pacs, création d'un statut du beau-parent, lutte contre les discriminations à l'école et au travail, rôle de la France dans le monde, situation des transsexuels. Les associations membres de l'Inter-LGBT, réunies samedi 12 mai, rappellent que des points de désaccords profonds avec le nouveau président (union civile, mariage, adoption, origine génétique de l'homosexualité) sont apparus durant sa campagne. Elles voient toujours «de graves inconvénients» à la création d'une union civile spécifique pour les homos, et souhaitent plutôt l'amélioration du pacs qui «aboutirait à un résultat proche de celui voulu par Nicolas Sarkozy, sans susciter l'hostilité des associations». Mais ne renoncent pas à leur projet d'aboutir à l'ouverture du mariage et de l'adoption pour les couples de même sexe.
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Italie : Imposante manifestation des catholiques italiens contre le concubinage
(posté le 17/05/2007) |
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Info « Têtu »
À peu près 500.000 personnes ont manifesté, samedi 12 mai, sur la place San Giovanni à Rome, lors d'un rassemblement sans précédent pour soutenir la famille traditionnelle et s'opposer à tous les projets de loi qui reconnaîtraient le concubinage «Plus de familles» c'était le slogan dominant, des pancartes, des croix étaient brandies contre le Dico, et des chants religieux entonnés. Une véritable démonstration de force du camp catholique qui a permis à l'opposition de centre droite de revenir à la charge contre le gouvernement de Romano Prodi: «La place a parlé très clairement, a affirmé le lendemain Gianfranco Fini, le président d'Alliance Nationale, le Dico est désormais enterré.»
Courage laïc, le rassemblement antagoniste convoqué par les socialistes et les radicaux sur la place Navona, n'a recueilli l'adhésion que de quelques milliers de personnes avec trois ministres et les responsables des mouvements les plus à gauche de la majorité. Confirmant les divisions du gouvernement, deux autres ministres de l'aile catholique de la majorité ont, au contraire, participé au Family Day aux côtés des responsables des partis de droite, dont le chef de opposition Silvio Berlusconi. |
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Hausse de 10% des signalements à SOS Homophobie en 2006
(posté le 17/05/2007) |
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| Info « Têtu »
L'association SOS Homophobie, dont le rapport 2007 paraît mardi 15 mai, a reçu 1.332 signalements de cas d'homophobie en 2006, soit une hausse de 10% par rapport à 2005. L'homophobie au travail représente 16% des appels, soit un appel par jour, et malgré une légère baisse en proportion, la majorité des cas présentés. Vient ensuite l'homophobie dans les lieux publics et dans le voisinage (12% des témoignages), dans la famille (11%) et sur internet (9%), trois domaines dont la proportion a augmenté en 2006. Enfin, les commerces et services représentent 7% des témoignages. La persistance de témoignages relatant un mal de vivre (6%) inquiète l'association, qui relève enfin «le niveau élevé des agressions physiques», soit 12% des témoignages en 2006, ainsi qu'une «très inquiétante multiplication des agressions sur les lieux de drague». «Au-delà de la sauvagerie des actes, notent Jacques Lizé et Anne Claret-Tournier, président et vice-présidente de SOS Homophobie, c'est le profil des agresseurs qui frappe: des jeunes gens, souvent mineurs, qui agissent en groupe.
Tout le monde s'accorde à dire que l'homosexualité semble globalement mieux admise par l'ensemble des Français, mais ce retour d'une homophobie haineuse et violente interroge. Aujourd'hui, la mise en place d'une politique de prévention à l'école est plus qu'urgente.» Les appelants sont en majorité des hommes (76% des appelants), en régions (59%) plutôt qu'en Ile-de-France, les 35-50 ans étant les plus représentés. |
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Pologne : Le gouvernement polonais prépare une proposition de loi ouvertement discriminatoire (posté le 17/05/2007) |
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| Info « Têtu »
Après un an de déclarations et actes homophobes, la coalition ultra conservatrice en Pologne lance un vrai défi à l'Union européenne. Le gouvernement de Jaroslaw Kaczynski prépare une proposition de loi qui va interdire «toute propagande homosexuelle dans les écoles et lieux de repos des enfants et des jeunes».Les professeurs et directeurs des écoles accusés de faire venir des militants LGBT dans les classes seraient licenciés si la nouvelle loi entre en vigueur. Le texte de la nouvelle proposition de loi n'est pas encore publié, mais le vice-ministre de l'Éducation Miroslaw Orzechowski qui prépare le projet évoque d'autres formes de sanctions telles que des amendes, voire de la détention. Selon lui, ce ne sont pas seulement les professeurs qui seront punis mais «chaque personne coupable de propagande de l'homosexualité ou d'autres déviations dans les établissements scolaires». Pour Jaroslaw Kaczynski, la nouvelle loi n'est pas antihomos car «l'intolérance n'est pas dans la tradition polonaise», mais dans le même temps, «il faut distinguer la tolérance et l'affirmation du mode de vie gay dans les écoles. L'affirmation serait une exagération. Il y a des personnes qui sont nées avec cette indisposition. C'est dommage mais c'est comme ça.
On ne peut pas les persécuter à cause de cela. Mais il semble qu'il y ait de plus en plus d'homosexuels car il existe une certaine mode. Cela n'apportera rien de bon.» |
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